ACEroadbook 100passi

avant de vous présenter les différents itinéraires, il me semblait important de souligner le travail de 2 personnes dans l'élaboration des parcours. surfant sur le net, j'avais découvert un site "Curve et tornanti" qui organisait des balades dans le but de faire découvrir de nouvelles routes aux motards italiens. Gianni Giorgi, notre ouvreur ainsi que Carlo Cianferoni ont publiés notamment 2 ouvrages que l'on peut glisser facilement dans la poche d'une veste et ouvrir au moment utile, de quoi passer une bien bonne la journée. merci pour la patience, surtout à toi Gianni qui à la fin de l'épreuve m'appelait "enfant terrible". pour découvrir le site et peut-être un morceau d'Italie ne rater pas cette adresse.
En le consultant, vous
pourrez vous procurer les guides et des accessoires:
curveetornanti.it
La quatrième journée a été un cataclisme météoroligue, sur 200 concurrents, seulement 20 sont parvenus au terme dont J-F-L et Joseph. ils n'ont pas démérités, c'est le moindre que l'on puisse dire.
Peut de temps après mon retour, j' écris à Moto Journal, voici le teste original:
les vacances sont derrière nous, et voilà le moment des soirées ou le temps est venu de raconter les péripéties de l'été. j'ai laissé la région parisienne pendant 3 semaines, préparé mon voyage 6 mois à l'avance, la moto réglée au petit ognon, mon habit de lumière prêt a supporter les affres de la météo. direction la Sardaigne pour 2 semaines de farniente, ciel bleu azur pendant 15 jours et découverte de l'île par les routes montagneuses, un passage par le village LACONI, mais Régis n'était pas là. je continue ma route sous un soleil de plomb, mais le simple plaisir de rouler sur ces routes ne me font rien regretter, bien au contraire, une halte au bas d'une cascade pour me rafraîchir les idées et me voilà déjà à la fin de mon périple Sarde.
départ pour le continent, une petite route viroleuse en direction de Maranello et 150km dans l'Emilie-Romagne pour découvrir le circuit et l'usine Ferrari en buvant un verre tout en regardant passer les essayeurs de la marque!. je repars en direction de Bologne pour l'usine Ducati avec comme objectif durant ma dernière semaine, de participer au Centopassi en compagnie d'environ 150 motards, une vingtaine de journaliste, des techniciens et ingénieurs DUCATI responsable du projet MULTISTRADA, de quoi poser des questions pendant une vie.
pendant 5 jours, j'ai vécu des moments indescriptibles, 300km par jours à monter et à descendre les cols des Dolomites dans
un paysage féerique en compagnie de personnes animées de la même passion. des policiers "looké Dolce vita" qui nous "accompagnent" pour des raisons de sécurités en déhanchant dans les cols sur les fameuses BMW à faire frotter les valises, à des vitesses bien au delà de la législation. oui il y a bien un pays ou être policier ne signifie pas: moustache et lunette Vuarnet de 1985 avec une tête de "Mimile".
le clou de séjour a été certainement le cataclysme météorologique qui m'a laissé le temps de vérifier l'étanchéité des vêtements, que ma moto est capable aussi de faire du cross sur l'autoroute par la faute de coulés de bous sur des tronçons entier sans que jamais elle ne me trahisse. ce jour là, je lui est parlé afin qu'elle m'emmène jusqu'au bout. pour que la fête soit plus belle Loris Capirossi était là pour la remise des trophées le dernier jour, je suis reparti heureux comme un gamin de cette semaine avec des souvenirs plein la tête.
a ce propos, je comprends mieux pourquoi la Multistrada est une arme sur route ouverte, les techniciens et ingénieurs roulent très forts, on imagine sans mal le degré de passion chez des garçons qui ont 35 ans de moyenne d'âge et une motivation qui se voit au premier regard. évidemment, un voyage sans un ennui mécanique c'est sans saveur, j'ai bien connu un petit soucis durant mes 3 semaines, et je suis heureux de cet incident! cela m'a permis de découvrir des personnes d'une gentillesse, d'un professionnalisme qui m'a laissé sans voix. capable de me purger mon circuit d'embrayage, démonter les disques de celui-ci, contrôler les tolérances, m'expliquer le travail en 1/2 demi-heure sans rien me demander pour ensuite donner un coup de main à un homme de 50 ans qui roulait sur un proto Cagiva Ducati d'un Paris Dakar jamais démarré, je me suis vraiment vu au sein d'une structure course!!
le lendemain retour vers la France en passant par l'Autriche, le Lichtenstein, la Suisse et enfin la France via le massif des Vosges. les derniers kilomètres m'ont semblé trop court et en regardant mon compteur j'avais parcouru 4500 km en 3 semaines. Ma moto m'a ramené à mon domicile en me délivrant les plus belles notes que je n'ai entendu depuis longtemps. Je roule en 900 Monster caféracer qui ne semble pas d'après les essais la moto référence pour ce genre de voyage. pourtant depuis le 2 septembre et après 33500 km à son guidon je ne vais pas la changer pour un modèle avec carénage, bulle haute, sacoches et un beau top case.


Qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse...